Je suis une île

Tamsin Calidas
traduit par Caroline Bouet
Tamsin Calidas, Je suis une île

Cette nouvelle vie s’annonçait idyllique, pleine de sens, harmonieuse. Lorsque Tamsin Calidas quitte Londres avec son mari pour emménager sur une île des Hébrides, elle imagine une petite ferme redevenue prospère, une famille à fonder, des amis. La réalité portera son lot de désillusions tandis que l’argent vient à manquer et que le couple se brise. Au cœur de cet archipel d’Écosse, la nature peut se faire hostile, et il n’est pas aisé, pour une femme seule, d’y trouver sa place. Mais l’île et la mer qui l’entoure savent aussi révéler leurs trésors à ceux qui les méritent.

Je suis une île est la quête d’un endroit où être pleinement soi, l’histoire d’un incroyable voyage. Celui d’une femme qui découvrira sur cette terre sauvage, aux côtés des animaux qui la peuplent et dans la mer, la source d’une nouvelle vie. Profondément poétique et émouvant, ce récit nous parle de la formidable capacité de la nature à apaiser nos troubles et nos incertitudes.

  • En 2004, Tamsin Calidas abandonne sa vie urbaine pour s’installer sur une petite île des Hébrides en Écosse. Elle y vit aujourd’hui encore dans une ferme où elle élève des moutons, pratique la naturopathie et se consacre à l’apiculture. Je suis une île est son histoire.
  • Tamsin Calidas montre, avec précision et sensibilité, la transformation progressive de cette femme, sa lutte avec et contre l’environnement jusqu’à un "espace au-delà de ses peurs", sorte d’eden caché au cœur de son île intérieure.
    Un récit de survie époustouflant et sensuel, au goût de sel marin... Je suis une île est un hymne à la nature, un message qui sonne juste en ces temps difficiles.
    Un livre fascinant.
  • Un témoignage poignant, qui déconstruit bon nombre de chimères et qui livre un formidable exemple de résilience. À lire !
    Coup de cœur absolu pour ce récit de vie publié aux jeunes éditions Dalva, féminines et sauvages. Tel est ce récit envoûtant, bouleversant, l’histoire d’une femme puissante et inoubliable.
  • Lorsque vous arrivez à Oban, la première chose que vous remarquez est la mer grise et une baie resserrée, recroquevillée, qui niche au creux du bras protecteur de son port en contrebas. De loin, la marée est étrangement épaisse, informe masse d’eau lente et agitée. Approchez-vous un peu plus des bateaux de pêche et des navires imposants, et vous sentirez la nappe sombre et ondulante à l’éclat métallique, les chenaux striés où s’écoule le gasoil tandis que les coques accostent sans encombre, sont remorquées vers la berge ou solidement amarrées aux anneaux en fer sur les quais.

    Le bruit des vagues n’est pas sans rappeler celui de la circulation en ville. Mais il vous suffit de lever le nez et de goûter la saveur piquante et vive du sel dans l’atmosphère pour vous apercevoir que ce ciel capricieux et changeant est complètement différent de tout ce que vous avez laissé derrière vous. Ensuite, si vous tendez l’oreille, vous entendrez le rire des goélands. Et au-delà, le cri lancinant des oies qui s’en vont en formant un V rasant.

    Quel moment extraordinaire que celui où vous revoyez le calibrage de votre compas et trouvez un cap. Je rêvais de fixer mon regard sur un horizon brut et dégagé depuis des années – depuis que j’avais trouvé une vieille carte de l’Écosse et que je l’avais épinglée dans le couloir de mon appartement. Comme elle occupait toute la longueur d’un mur étroit, je la voyais toujours quand je passais, et à cause de l’angle, mes yeux tombaient dans un espace vide entre des masses géantes de terre.

    C’est toujours pendant une forme de traversée, le passage d’un espace à un autre, que votre cœur s’ouvre et que tous vos rêves commencent.