Amour, extérieur nuit

Mina Namous
Mina Namous, Amour, extérieur nuit

Tout commence dans un immeuble de bureaux du centre d’Alger, avec le son d’une voix assurée, le corps élégant d’un homme, sa prestance certaine. Peu importe le sujet de cette réunion, l’essentiel est ailleurs : Sarah découvre Karim. Cet homme un peu plus âgé qu’elle. Cet homme qui vit en France. Cet homme, déjà marié. Et pourtant, au-delà de ce qui rend leur amour impossible, elle deviendra pour Karim la femme d’Alger. Dans les rues de la ville, la nuit ou dans les chambres de leurs rendez-vous secrets s’écrit alors l’histoire interdite de deux amants.

Avec ce premier roman, Mina Namous nous fait entendre les pulsations du cœur d’Alger, les voix d’un monde en transition où la modernité s’entremêle à la tradition, une mégapole où le monde arabe et l’occident se rencontrent. Et dans ce dédale, comme un chant assourdi par les tabous s’élève le récit d’une jeune femme d’aujourd’hui qui aime, qui vit et qui cherche à être libre.

  • Mina Namous naît en 1984 à Paris dans une famille algérienne et passe son enfance et son adolescence en Algérie. Juriste, elle exerce à Alger puis à Paris. De 2010 à 2014, elle publie des chroniques très remarquées sur le blog jeuneviealgeroise. C’est en 2022 que paraîtra son premier roman.
  • Revue de presse
    Ce récit nous emporte dans les rues d’Alger, et où l’on a, nous aussi, envie de se balader sous les étoiles...
    Éblouissant, hypnotique.
    Pour un premier roman enchanteur, Mina Namous nous transporte en Algérie pour une histoire d’amour rafraîchissante et délicate.
    Le lecteur se laisse emporter par ce récit à mi-voix, teinté de ce qu’il faut d’ironie légère.
  • Pour son premier roman, Mina Namous explore avec brio l’histoire d’un amour passionné, interdit, avec pour décor la ville blanche, Alger, mégapole tiraillée entre modernité et tradition.
    Un premier roman tout en pudeur, avec les figures fortes d’une génération de femmes admirables
    Coup de coeur de cette rentrée. Se lit d’une traite et procure un bien être délicieux
    Un roman que l’on a pas envie de quitter!
    L’autrice parvient à écrire un roman d’une infinie douceur, dévoilant petit à petit les failles. La narration est tenue dans un équilibre subtil entre passion et rationalité, tout comme la ville d’Alger se dévoile entre modernité et tradition.

    Comme Sarah, on espère, on aime et on vit au rythme d’Alger, sa chaleur mélancolique. On rêve, on vibre, on pleure sur la vie douce et amère à la fois…
    Cet hiver, tombez amoureux! Une histoire d’amour et d’adultère avec un grand A! Sans chichi, sans niaiserie, dans les rues d’Alger…
  • Il s’appelle Karim, je le rencontre un mercredi à Alger, c’est un enchantement. Ce n’est pas le printemps, mais pas loin.

    C’est une histoire algéroise, une histoire d’amour. Qui vient, qui monte, qui entre dans la peau, qui prend dans le sang, dans les pleurs. Une histoire de parfum qu’on se colle au poignet, et qu’on ressasse à longueur de journée. Une histoire de fenêtre sur rue, de voisins qui ne savent rien, mais qui se doutent de tout, de portières dans la nuit, de regrets, de remords, de tout. Une histoire d’amour. Entre lui et moi, entre Alger et moi.

    Nous sommes à la fin du mois de février de l’année 2013, ma grand-mère vient de s’installer dans notre maison. Elle vivait seule dans un appartement où elle avait fini par s’ennuyer, sa routine lui pesait. Elle se
    levait trop tôt, allait, venait, prenait son petit déjeuner et n’avait pas grand-chose à faire de ses journées. Elle a un peu résisté, elle aimait la solitude, mais l’ennui a fini par prendre le dessus.

    Ma mère est contente que sa maman vienne vivre avec nous, même si elle sait que la maison va devoir accueillir les oncles et tantes. Pour des raisons pas toujours très nobles, ma grand-mère aime parfois réunir toute la grande famille. Elle lance des sujets de conversation fâcheux, l’air de rien, puis s’enfouit dans le silence et regarde les autres se chamailler, avec un sourire en coin, en demandant qu’on lui resserve du café. Elle se retire ensuite dans sa chambre, et on ne sait jamais trop si nos bruits la dérangent ou s’ils la bercent.

    J’aimais bien passer du temps dans son appartement, il avait une odeur ancienne et une vue sur une drôle de cour. On montait parfois sur le toit de l’immeuble pour laver ses gros tapis et couvertures, quand sa femme de ménage était là. Malgré la fatigue de la tâche, nous pouvions rester des heures à regarder autour. Je m’imaginais me jeter dans la ville et être portée par les airs, dans tous ses recoins, sales et jaunis, avant de tomber dans la mer.
    J’ai connu ma grand-mère très bavarde et cocasse. Depuis quelques années, elle est de plus en plus silencieuse et lasse. Je la surprends souvent lorsqu’elle regarde ailleurs, dans une direction beaucoup trop vague. Vers le passé sûrement, je me dis. L’un des rares plaisirs qu’elle
    ait gardés est celui de la plage. Parfois elle y va seule, sans prévenir. Ma mère n’aime plus trop qu’elle conduise, mais on ne peut pas la surveiller tout le temps.

  • Mina Namous interviewée par Beur FM

Actualité autour du livre
  • Mina Namous sélectionnée

    Nous avons le plaisir de vous annoncer que le premier roman de Mina Namous, Amour, extérieur nuit fait partie des sélections du Prix littéraire de la librairie L’Instant, du Prix Folies d’encre des librairies du même nom, du Prix Louis Guilloux et du Prix du cercle littéraire du Château du Maffliers. Bravo à Mina pour ce premier roman qui fait des adeptes !